Ce que les inspecteurs voient… que vous ne voyez peut-être pas

Ce que les inspecteurs voient… que vous ne voyez peut-être pas

Lors de l’achat d’une propriété, plusieurs acheteurs ont l’impression d’avoir « fait le tour ». La cuisine est belle, les planchers sont récents, la peinture est fraîche… tout semble en ordre.

Et pourtant.

Ce que vous voyez n’est qu’une partie de la réalité. Un inspecteur en bâtiment, pour sa part, lit la maison autrement. Bien qu’une inspection ne soit pas obligatoire au Québec lors de l’achat d’une propriété, c’est assurément un incontournable!

Des installations mécaniques en fin de vie

Difficile à voir d’un coup d’œil si le chauffe-eau ou la thermopompe sont en bon état de fonctionner ou s’ils devront bientôt être remplacés (bien que leur âge puisse être indiqué dans la déclaration du vendeur.)

L’inspecteur a le réflexe de vérifier l’âge des équipements, observer si leur entretien a été bien fait au fil du temps, en plus de s’assurer du bon fonctionnement général. C’est important puisque ces éléments sont coûteux à remplacer.

D’ailleurs, avec les informations recueillies par cette inspection, l’acheteur pourra négocier plus justement.


Les indices subtils d’infiltration d’eau

Une infiltration d’eau n’est pas toujours spectaculaire. Souvent, elle laisse des traces discrètes :

  • une légère décoloration au plafond;
  • une odeur d’humidité dans le sous-sol;
  • une plinthe légèrement gondolée;
  • des traces blanchâtres (efflorescence) sur le béton.

Pour un œil non averti, ce sont des détails. Pour un inspecteur, ce sont souvent des indices d’un problème actif ou récurrent!

 

Les fissures qui racontent une histoire

Toutes les fissures ne sont pas inquiétantes… mais certaines méritent attention.

Un inspecteur en bâtiment qualifié va observer la largeur et la forme (verticale, horizontale, en escalier) ou l’emplacement (fondation, murs porteurs, etc.)

Une fissure peut être anodine… ou révéler un mouvement de structure.

Par exemple, une fissure horizontale dans une fondation peut indiquer une pression excessive du sol, tandis qu’une fissure en escalier dans la maçonnerie peut signaler un affaissement différentiel. Une fissure qui semble s’élargir avec le temps ou qui laisse passer l’eau est également un signe à ne pas négliger!

 

Une maison qui « respire » mal

Ce que vous ne verrez peut-être pas en visitant la maison convoitée, mais qu’un inspecteur pourra repérer, est tout ce qui est en lien avec la circulation d’air.

Au Québec, avec nos hivers rigoureux, l’étanchéité est essentielle. Mais trop étanche, une maison peut mal ventiler. Une mauvaise ventilation peut entraîner moisissures, inconfort… et problèmes de santé.

Un inspecteur va porter attention à :

  • la présence (et l’état) de l’échangeur d’air;
  • les signes de condensation dans les fenêtres;
  • l’humidité excessive dans certaines pièces.


Des détails électriques révélateurs

Un panneau électrique, des prises ou des fils peuvent en dire long. Par exemple : un panneau surchargé, des branchements improvisés ou l’absence de mise à la terre adéquate.

Ce ne sont pas toujours visibles pour un acheteur, mais peuvent représenter des risques importants! Au Québec, l’inspecteur en bâtiment n’intervient pas directement dans les composantes électriques, mais il peut recommander l’intervention d’un électricien lorsqu’un élément lui semble problématique.


Des rénovations… mal faites

Une cuisine rénovée peut être magnifique. Mais derrière les armoires? Une inspection pourrait détecter des travaux faits sans permis, des matériaux incompatibles ou des installations non conformes.

L’impact du temps et du climat

Le gel, le dégel, l’humidité et les variations de température laissent des traces. Un inspecteur expérimenté va reconnaître :

  • des signes de soulèvement de fondation;
  • des problèmes de drainage;
  • des matériaux affectés par les cycles de gel/dégel.

D’ailleurs, pour illustrer son rapport, l’inspecteur en bâtiment prendra des photographies autant de l’extérieur que de l’intérieur. Plus il y a de photographies dans un rapport, mieux c’est!


Les limites de l’inspection

Il est vrai que l’inspection a ses limites : on ne peut habituellement pas ouvrir de murs et vérifier absolument chaque pouce carré. Toutefois, avec une formation adéquate et de l’expérience, un inspecteur en bâtiment peut déceler bien plus que ce que l’œil du visiteur moyen peut observer.



Au bout du compte, autant le vendeur que l’acheteur y gagnent : le premier met toutes les chances de son côté de faire une vente sans possibilité d’enjeux par la suite (vices ou autres), alors que le deuxième peut acheter en connaissant mieux la propriété et en anticipant ses coûts à venir.

RE/MAX Québec

Par RE/MAX Québec

Par RE/MAX Québec

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